Chimie

Propriétés physiques des stéréoisomères


Configuration relative

Dans le cas de molécules à plusieurs centres de chiralité, seule la configuration relative est souvent donnée. Il n'indique pas la configuration des centres individuels de chiralité (atomes de carbone asymétriques), mais seulement comment les centres individuels se rapportent les uns aux autres. Ceci peut être montré en utilisant l'exemple des tétroses (érythrose et thréose). L'érythrose et la thréose ont la même connexion d'atomes entre eux et ne se rapportent pas l'une à l'autre comme l'image et l'image miroir. Ce sont donc des diastéréoisomères que l'on peut clairement différencier les uns des autres en précisant la configuration relative. Dans le cas des énantiomères de l'érythrose, les groupes hydroxy sont chacun du même côté dans la projection de Fischer. Les groupes hydroxy sont soit tous les deux à gauche, soit tous les deux à droite. Dans le cas des énantiomères de thréose, d'autre part, les groupes hydroxy sont sur des côtés différents dans la projection de Fischer.

Si les molécules ne sont pas représentées dans la projection de Fischer mais sous la forme d'une formule en zigzag, alors les groupes hydroxy dans l'érythrose se trouvent des différents côtés de la chaîne principale. Cela est dû à la rotation différente autour de l'axe de liaison entre C2 et C3 dans ces deux représentations. Différentes méthodes pour nommer la configuration relative ont été développées, qui sont illustrées par cet exemple :

Tab.1
projection de Fischer
ÉrythroseTrois

Souris

Souris

Tab.2
Formule en zigzag
Configuration relative (R.*,R.*) -, érythro-, anti-Configuration relative (R.*,S.*) -, thréo-, syn-

Souris

Souris

Il existe différents systèmes de nomenclature pour nommer ces diastéréomères :

érythro, thréo :

Si des ligands identiques ou similaires se trouvent du même côté de la chaîne principale dans la projection de Fischer, il s'agit d'un thréo-diastéréoisomère, dans le cas contraire, il s'agit d'un thréo-diastéréoisomère. Ce terme est encore utilisé dans la chimie du sucre, mais est par ailleurs inhabituel.

(R.*,R.*) et(R.*,S.*):

(R.*,R.*) signifie que la configuration absolue aux deux atomes de carbone est la même que dans l'érythrose (c'est-à-dire les deuxR. ou les deux S.) et signifie par conséquent (R.*,S.*) que, comme dans le cas de threose, c'est différent.

syn/anti :

Selon Masamune (1980), un diastéréoisomère syn est présent lorsque les ligands de priorité plus élevée dans la formule en zigzag sont du même côté de la chaîne principale. En conséquence, il existe un anti-diastéréoisomère lorsque les ligands sont des différents côtés de la chaîne principale. Dans ce cas, erythro correspond à l'anti- et threo au syn-naming, cela ne doit pas toujours être le cas.

L'avantage de la dénomination syn/anti qui est utilisée aujourd'hui est que les composés aliphatiques avec deux atomes C asymétriques non adjacents peuvent également être nommés.

Si l'on connaît la configuration relative d'une molécule à plusieurs stéréocentres, il suffit de préciser la configuration absolue d'un seul stéréocentre pour déterminer également tous les autres stéréocentres.

D/L :

Si, dans la projection de Fischer, le groupe hydroxyle de l'atome de C asymétrique le plus éloigné de l'atome de C 1 se trouve du côté droit de la chaîne principale, l'énantiomère a la configuration D, sinon la configuration L.


Vidéo: Rakennetutkimus (Janvier 2022).